Les Murs vivants

Spectacle vivant et arts numériques dans la cité

Finalité du projet

Quels chemins arpenter pour créer un événement artistique, « La nuit des murs vivants », dans l’espace public, avec la participation des habitants de la Rabaterie et plus largement de Saint-Pierre des Corps ? C’est le défi que se lancent Laurent Priou du Barroco Théâtre et Malvina Balmes de la coopérative Artefacts, à la fin d’une séance de théâtre-forum à l’école Henri Wallon courant 2014.

L’écho de la fête n’est pas loin et pourtant une sorte d’inertie s’est installée sur le Grand Mail, malgré les souvenirs en rappel.

Notre intention est de faire spectacle ensemble par la création patiente d’un collectif d’artistes, d’artisans et d’agitateurs, habitants du quartier et d’ailleurs. Pour cela, de nombreux mois de rencontre, depuis avril 2015, et d’échanges informels pour tisser des liens et du désir commun. Puis des chantiers de création émergent, une collection de photos de fenêtres réalisées chez des femmes du quartier. Nous l’appelons « Dedans / Dehors ». Des soirées de discussion passées ensemble à parler de tout et de rien, avec légèreté parfois mais aussi avec gravité quand le sujet s’invite dans le cercle.

Ailleurs, un conte s’invente, qui revisite les Mille et une nuits façon La Rabaterie pour dire « les Mille vies en une nuit » qu’annoncent le rêve et la poésie. La conteuse donne la réplique au poète et avec le SMJ, invite la jeunesse à y mettre son grain de voix.

Car il est temps de donner forme à ces premiers balbutiements et de partager !

Les Murs Vivants est l’histoire de ce chemin sinueux, qui se bat contre le temps et n’oublie pas le doute.

 

Rappel des objectifs de l’action

  • Susciter la participation des habitants et des acteurs professionnels du quartier à un projet collectif de territoire qui favorise le mieux vivre ensemble et une image positive du quartier.
  • Développer les coopérations entre habitants (du quartier et hors quartier) et entre habitants et acteurs professionnels (quartier et hors quartier).
  • Valoriser l’image du quartier en organisant un événement dans l’espace public, ouvert au grand public au-delà des limites du quartier.
  • Créer du lien social et de l’interconnaissance entre différents groupes (de différentes générations) afin de développer la mixité générationnelle et la mixité hommes femmes dans la participation à la création d’un événement commun.
  • Révéler les différents imaginaires sociaux et culturels du quartier en veillant à ne pas les opposer.
  • Favoriser l’ouverture culturelle, provoquer la curiosité, l’implication, encourager l’estime de soi, par la pratique artistique.
  • Sensibiliser aux techniques du théâtre de rue et aux arts numériques.

 

Deux chantiers de création collective ouverts

Dedans / dehors – photographie et écritures

Fruit d’un travail de rencontre de longue haleine, la photographie se mêle aux mots des femmes que Sophie Pécresse (photographe indépendante) et Malvina Balmes (Artefacts – Barroco Théâtre) ont rencontrées chez elles, le plus souvent au cœur du quartier de la Rabaterie, mais parfois aussi à ses abords. Car certains dorment là-bas alors qu’ils vivent ici…

« Art modeste » en germination, notre travail veut porter un regard pudique et attirer l’attention sur la culture au quotidien, les rêves d’ailleurs et le quartier dans sa diversité de points de vue.

Photographie, fabrication numérique, montage sonore, autant de supports pour recréer l’espace de vie que Sophie et Malvina ont traversé, ces deux dernières années.

Des temps de construction de l’exposition auxquels certaines femmes rencontrées se sont associées ont eu lieu au Funlab – fablab de Tours et contribuent à l’élaboration de cet art modeste, partagé, qui s’appuie sur des savoir-faire empiriques.

Avec la participation de Sheherazade, Mina, Raïssa, Christine, Emilie, Amélie, Maria Carmen, Nabiha, Dolores, Louis, Yassine, Aya, Mercuriel, Laura, Isabella, Annick, Hamel…

Mille vies en une nuit – Conte, théâtre et création audiovisuelle

Mille vies en une nuit est l’histoire d’un quartier où tous les matins ne sont pas roses et les soirs parfois bruyants. Des gens y vivent bon an mal an, certains travaillent, d’autres cherchent, quelques-uns ont abandonné l’idée. Malgré tout, ils continuent de rêver, par-dessus les désillusions et les hantises. Mille vies en une nuit parle de rêves d’évasion.

L’écriture de cette histoire est le fruit d’un travail de rencontre et d’écoute débuté début 2015 dans le quartier de la Rabaterie à Saint-Pierre des Corps.

Co-écrite par Karim Bechihk, poète et habitant de la Rabaterie, et Malvina Balmes (Barroco Théâtre – Artefacts) l’histoire est une adaptation du conte d’Alladin et la lampe merveilleuse, d’après une proposition originale de Karim Bechikh. Elle interroge les fantasmes et les rêves d’évasion de trois adolescents, leurs représentations parfois stéréotypées du rêve américain et de l’Orient millénaire jusqu’au combat du peuple palestinien pour sa liberté.

L’histoire a fait l’objet d’un enregistrement sous la forme de quatre épisodes radio-diffusés en décembre 2016 lors de la semaine Radio Saint-Pierre Express. On peut écouter ces quatre épisodes sur le site du projet : http://www.lesmursvivants.org

Un travail de création graphique et audiovisuelle est également en cours, en collaboration avec le groupe Presse Express accompagné par Ali Yazid du Service Municipal de la Jeunesse.

 

Vers la création du spectacle « Mille vies en une nuit » ou « La Nuit des Murs Vivants »

La création du spectacle va s’appuyer sur les deux chantiers de création décrits précédemment de mars à juin.

Il aura lieu le 1er juillet en soirée au pied de la tour 17 de la rue de l’Aubrière.
Il mêlera comédiens amateurs et professionnels, techniciens audiovisuels, son et lumière.
Il racontera l’histoire de Mille vies en une nuit (dont le titre a été un moment Les Mille et une vies).
Voir la vidéo d’invitation à participer à la création du spectacle : https://youtu.be/r7Y3s8xDQOA

Vidéo clip réalisé par Philippe Meuriot, musique de Ali Yazid (SMJ).

Pour entrer dans le décor du quartier, le spectacle débute sur la projection d’une des tours de l’Aubrière modélisée en 3D.

Tour 12 de la rue de l’Aubrière, modélisée par Ali Yazid (SMJ).

Certaines fenêtres s’éclairent et la caméra s’approche. Plusieurs scènes de vie, à l’intérieur des appartements embarquent le spectateur au cœur de la vie des habitants, vie quotidienne, mais aussi leur imaginaire. Les scenarii ont été écrit par Clémence Mauve, volontaire en service civique au Barroco Théâtre, et réalisés par Philippe Meuriot et Robin Hamon (Metropolis.watch) avec la complicité d’habitants des tours, de collégiens de Jacques Decour et de Karim Soulhi, médiateur chez VTH.

Puis l’histoire commence, trois jeunes (ils ont entre 20 et 23 ans), deux filles et un garçon, se retrouvent dans une cave. Ils s’ennuient et tuent le temps. Ils fouillent dans des cartons et tombent sur une lampe magique. Au départ, ils ont du mal à se laisser aller à des histoires de gosses, et puis finalement, ils se laissent tenter. Ils frottent la lampe et un génie apparaît.

Chacun va faire le vœu d’être envoyé dans le pays de ses rêves.

La première, Ryanna, décide de partir à Los Angeles pour vivre un instant la vie du célèbre rappeur 2PAC. Elle veut comme lui, chanter la vie dans le quartier, les espoirs et les désillusions de la jeunesse.
Kamel, lui, rêve de rencontrer une femme. Il a entendu dire que Sheherazade était la perfection faite femme. Il demande donc à aller à Bagdad, celle construite sur le modèle du système solaire, il y a de cela des siècles, alors qu’elle était une ville lumière…

Enfin Sofia, en lutte pour sa propre liberté, décide de partir vers Jérusalem, se mêler à ceux qui luttent au jour le jour…

Au-delà des stéréotypes, les trois jeunes gens vont vivre des expériences singulières auxquelles le génie apportera des clés de compréhension.

Plus d’information sur le projet des Murs Vivants sur le site dédié :
http://www.lesmursvivants.org et sur le groupe ouvert facebook : LesMursVivants – Saint-Pierre des Corps.